22/09/2015

Encore un coup d’épée dans l’eau ô combien opportuniste et manipulateur de la part du MCG et de l’UDC

Étonnantes que ces propositions du MCG et de l’UDC quelques semaines avant les élections fédérales qui illustrent parfaitement la démagogie et la manipulation de ces deux partis. Nous apprenons dans un article d’Eric Budry («Le MCG fait convoquer le Parlement pour une séance spéciale sur l'asile[1] ») que les deux partis de la droite dure, veulent amener des « solutions d’urgence » qui, non seulement vont à l’encontre des politiques qu’ils mènent depuis plusieurs années, mais qu’en plus, sont amenées devant une instance (le Grand Conseil) qui n’a pas le pouvoir de régler ces questions (puisqu’elles sont du ressort fédéral). L’UDC et le MCG, grands amis des migrants et des réfugiés se soucieraient de leurs cas en proposant les mesures suivantes;

a)  a) Renforcer nos frontières face aux réfugiés et de requérir l'armée comme appui au travail effectué par le Corps des gardes-frontière

b)  b) Que le Conseil d'Etat écrive au Conseil fédéral pour lui dire que Genève refuse «les quotas de migrants imposés par l'Union européenne»

c)   c) Revoir la clé de distribution des requérants entre les cantons et en attribuer moins à Genève.

Plus forts encore, les champions politiques de l’immigration, thématique si chère à leurs préoccupations, voudraient «restructurer l'aide au développement en favorisant, avec le même budget, l'aide d'urgence» ou encore « aider les réfugiés sur place de préférence». Nous allons y aller point par point tellement il y aurait à redire. Tout d’abord, si ces messieurs-dames veulent des solutions « crédibles » à une problématique si complexe, pourquoi ne se tournent-ils pas vers les acteurs qui travaillent sur la chose au quotidien et que notre canton finance (notamment la Fédération Genevoise de Coopération ou le Service de la Solidarité Internationale) avant de déposer à la va-vite des propositions farfelues. Ensuite, si ces partis veulent aider les réfugiés sur place via les finances du Canton, pourquoi ont-ils voté pour une coupe de 500'000 chf dans le budget annuel de la FGC[2] qui mène des projets visant à protéger ces mêmes victimes de guerre dont ils veulent soudainement s'occuper ?

Le pompon reste tout de même ces propositions bizarres que tout politicien, un minimum instruit juridiquement parlant dans notre canton,  ne puisse décemment oser en discuter comme si elles étaient crédibles et plausibles. Premièrement, le budget et le rôle de l’armée ne permettent pas à cette instance un déploiement aux frontières pour des raisons exceptionnelles d’immigration, ce n’est ni envisageable ni réalisable. Deuxièmement, le Canton de Genève, étant membre d’une Confédération, ne peut remettre en cause un engagement fédéral sur un "quota d'immigration" avec un partenaire bilatéral sur un sujet pour lequel il n’est pas compétent (cours de droit public international, 4ème année de collège). Et finalement, revoir la clef de distribution des requérants entre Genève et les autres cantons n’est pas possible puisque actuellement Genève en reçoit seulement 5,6%[3] (soit 84 personnes sur 1500 que la Suisse s’est engagée à prendre), ce qui nous rend déjà que peu crédibles. Ce chiffre représente en effet 12% de moins que Zurich (17%), 2% de moins que l’Argovie (7,7%) ou encore 8% de moins que Berne (13,5%), alors que ces mêmes cantons sont soit plus petits soit plus riches que nous. Allons messieurs, arrêtons de perdre notre temps avec vos séances extraordinaires pour discuter de solutions dont des politiciens sérieux n’oseraient même pas rigoler. Revenons en plutôt à de vrais sujets de campagnes électorales fédérales comme l’afflux de frontaliers qui piquent les jobs des chômeurs, le voile intégrale d’une dizaine de femme en Suisse ou encore l’immigration DE MASSE qui pompent tant dans nos finances publiques et nos valeurs confédérales…    

 

 

02:40 Publié dans Fédérales 2015 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.