21/04/2015

La Ville de Genève, cet ovni qu'on a du mal à apprivoiser...

Une Genève de gauche pendant 24 ans, une Genève d'extrême droite, puis une Genève qui se raisonne

Il y a 4 ans de cela, les Genevois et leurs voisins (suisses et étrangers) étaient choqués de voir le triomphe chantant au rythme du "Cé qu'è lainô" d'un parti d'extrême droite, qui axait sa campagne sur les "on dit", l'affabulation du "frontalier" et sur l'arrogance populiste. Une commune profondément de gauche depuis 24 ans qui ose imiter son voisin français et s'essayer à l’extrême droite pour retrouver la sécurité financière et celle de l'emploi. Cette gauche se reposant sur ses lauriers et en tête Les Verts, vrai baromètre de la vigueur de gauche dans la commune. Puis finalement, au bout de 4 ans de mandat, à coup de gueulantes médiatiques, de slogans ouvertement xénophobes, de scandales politiques  (comme l'éviction de Monsieur S. du GC), les Genevois, bien que ne participant qu'à hauteur de 34%, ont décidé de revenir à la raison et de supprimer 7 sièges de ce parti obscurantiste dans 5 communes: Bardonnex (-2), Bernex (-2), Chêne-Bougeries (-2), Pregny-Chambésy (-1) et Veyrier (-2).

Le copinage et le populisme ne font jamais recette à long terme dans la Cité de Calvin

Comme le rappelle si justement un autre blogueur de la TDG (Alexis Barbey: http://alexisbarbey.blog.tdg.ch/archive/2015/04/20/le-capitole-et-la-roche-tarpeienne-266524.html), le copinage politique et le populisme ne font pas recette dans la Cité. Il faut rappeler ce qu'ont été ces 4 années avec le MCG: leçons de morale au nom de la Genève silencieuse et absentionniste, des messages simples et faciles qui n'ont rien de solutions politiques, un copinage politique d'autoritaristes qui décident de qui, sur sa liste, aura le droit ou non de "dénoncer le copinage du CM", une qualité de conseiller frisant le niveau café du commerce faisant du CM une cour des "bouffons". A cet égard, nous pouvons dire maintenant que les Genevois tiennent à ce que le message d'ouverture internationale ne soit pas ébranlé par ce genre de campagne politique, que le frontalier n'est pas un problème, bien au contraire, c'est une solution pour notre marché de l'emploi qui manque de main-d'oeuvre qualifiée dans certains domaines et de certaines compétences très spécifiques. Mais surtout, il démontre qu'on ne rigole pas avec la politique, on ne fait pas du pouvoir législatif communal un terrain de jeu où l'on s'insulte, on se lance des verres d'eau et où l'on remet en cause le pouvoir du Président du Conseil, encore plus quand tout cela se passe sous l'oeil attentif et public du big brother Léman Bleu.

Une tradition de gauche qui s'effrite et des idées vertes répandues qui servent tout le monde sauf Les Verts eux-mêmes

Même s'il est à noter qu'au niveau de l'exécutif la gauche se préserve (à voir si Monsieur Pagani sera élu aux côtés de ses alliés vraisemblablement le 10 mai) avec en tout cas 3 sièges sur 5, au niveau du pouvoir législatif c'est tout autre chose. Entre 2011 et 2015, la gauche faisait passer ses budgets et ses idées, souvent de justesse, grâce à des échos auprès du PDC et du MCG et surtout grâce à ses 39 sièges (sur 80), mais pour la prochaine législature, cela s'annonce encore plus difficile puisque la gauche ne compte plus que 37 sièges. Avec le PDC et le MCG dans leurs rôles confortés d'arbitres, ce sont les idées de gauche, tradition de la cité de Calvin, qui sont menacées. Et à tout cela s'ajoute le fait que l'évolution des Verts fait preuve de baromètre gauchiste, puisqu'en 2011, ils perdaient 4 sièges et qu'aujourd'hui ils en perdent encore 3 pour arriver à un total de 8 sièges alors qu'ils en comptaient encore 15 avant 2011. Mais à part le fait que la gauche perde du terrain, cela voudrait-il dire qu'il ne fait plus bon être écolo dans la Ville de Rousseau?! Quand on voit un parti socialiste gagner du terrain, une extrême gauche (en ballotage défavorable à cause du bilan mitigé et des attaques sur son magistrat) qui ne perd que 2 sièges, nous comprenons bien que les idées vertes ont gagné les autres partis et que ceux-ci draguent maintenant assez bien l'électorat Vert. Mais, plus les Verts régressent et plus c'est la tradition gauchiste de la Ville qui en souffre.

Verts, de gauche et capable du mea culpa

C'est justement pendant cette campagne que nous avons vu les critiques envers les Verts; tantôt accusés de terrorisme anti-voitures, tantôt d'écolos à tendance trop gauchiste ou encore d'utopistes cinglés et radicaux. Les idées vertes, bien de gauche et bien écolos, ont fait le nid des votes en faveur de Monsieur Barrazone (Conseiller administratif de l'environnement urbain et la sécurité) et de son bilan, par exemple ; j'en veux pour preuve les résultats suivants proposés et votés par la gauche et à sa tête les Conseillers municipaux Verts:

- Urbanature (partenariat public-privé): une végétalisation temporaire des espaces urbains de la Ville, le réaménagement de la pointe nord de Plainpalais, replantage d'arbres

- Augmentation du nombre et des horaires des policiers municipaux, ouvertures de postes de police

- Les horaires de la voirie sont élargis et la restauration mobile est démocratisée

Il est donc évident que le message Vert n'est plus, dans l'inconscient des électeurs, si réservé aux écolos, qu'il est possible de rester écolo et de voter Vert Lib', Socialiste ou PDC et finalement, que les Verts soient aussi représentés ou pas importe peu. J'espère que la gauche arrivera, grâce à son pragmatisme et ses alliances, à faire avancer son programme entre 2015 et 2020 mais j'espère aussi que nous verrons également qu'avec 8 Verts, ce n'est pas pareil qu'avec 11. Que le Vert restera toujours de gauche parce que cela fait parti de son identité, quoi qu'en disent les critiques et les opportunistes mais que le Vert manquera à son électorat quand il s'agira de voter au courage des mesures environnementales face au laxisme et à la lenteur des changements de mentalité, au centre comme chez d'autres politiciens de gauche (je pense notamment à l'absurdité lancée au niveau du cantonal pour permettre aux motos et scooters d'emprunter les voies de bus).

Jeunesse, naïveté et réalité des urnes

Pour ma part, je me présentais pour la 1ère fois avec, comme j'avais l'habitude de le dire en campagne, 3 biais à ma candidature : j'avais moins de 30 ans, j'étais de gauche et surtout j'avais un nom à consonance exotique. En plus de cela, situation professionnelle oblige (décrochant un mandat en Afrique que je ne pouvais refuser bien après ma nomination comme candidat), je faisais mes deux derniers mois de campagne depuis l'étranger en pensant qu'avec du terrain pendant 2 mois et du "online" sur les réseaux sociaux pendant les deux derniers mois, cela passerait. Avec 3506 voix, j'arrive honorablement 16ème sur 29, cumulant 423 biffages (1/3 de plus que la moyenne des autres candidats Verts), pas très loin des 134 voix qui m'auraient permises d'atteindre le score de notre valeureux jeune Vert "Simon Gaberell" qui sera sûrement élu une fois l'élection de notre magistrate Esther Alder confirmée au CA. J'ai bien sûr cru en mon élection comme "2ème ou 3ème vient ensuite", en me disant que mon profil un peu exotique, mes idées Vertes mais axées sur la relance de notre jeunesse via le logement, l'économie de proximité et collaborative, ainsi que la démocratisation des transports "alternatifs" paieraient, mais voilà, ma naïveté de candidat geek de réseautage social me ramène à la réalité de l'urne. J'ai fait campagne pour la jeunesse et le renouvellement de la gauche plus en général, et dans le négatif personnel, il y a une satisfaction générale, la contribution modeste à la mise en avant des jeunes de mon parti (Simon comme futur élu, Joris Vaucher comme premier "vient ensuite" et Antoine Maulini placé 6ème "vient ensuite" avec un honorable score). J'en suis persuadé, la gauche sans des Verts forts en paiera le prix, que ce soit au niveau communal, cantonal ou fédéral, notre ligne est directe et sans égale, nous faisons de l'environnement une priorité sans menu au choix pour des décisions environnementales parfois difficiles mais ô combien importantes dans la Suisse d'aujourd'hui (je pense à la sortie du nucléaire, à une taxation environnementale et généralisée, ou encore à la démocratisation de l'économie collaborative dans notre pays). Nous reviendrons, en ayant appris de nos erreurs, mais nous reviendrons, comme sûrement en 2018 lors de Cantonales par exemple, à bon entendeur, salutations, ;)

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14/04/2015

Parce qu'il ne s'agit pas simplement de prix du billet TPG et d'une "saine concurrence" entre taxis et Uber

Ce matin je m'essaye à un sujet qui passionne les Genevois (et les Verts), les transports dans le canton, et plus particulièrement, les transports publics et les taxis. Deux choses m'étonnent:

1) Comment peut-on se plaindre de la réduction des fréquences de certaines lignes TPG quand on refuse de financer les 1.8 mio manquants alors que la réduction du prix du billet a été votée deux fois par le peuple?

2) Comment peut-on se plaindre contre l'interdiction d'Uber au nom de la concurrence et de la baisse du prix des taxis en arguant la mobilité douce et l'amoindrissement du "tout-voiture" alors qu'on refuse de voter ce qui la favorise comme la priorité de circulation pour les TPG et les taxis?

En parlant du prix du billet des TPG, il s'agit de dénoncer ici une hypocrisie de la part de certains de nos politiciens. On savait depuis longtemps que la baisse du prix du billet coûterait 1.8 mio chf, et quand il s'agit d'appliquer la décision du peuple, on refuse de financer le trou avec les deniers publics. Mais expliquez-moi comment vous espériez financer l'argent manquant des TPG, par le Saint Esprit, par l'augmentation des prix de la pub ou par des services extras à bord, type massages et manucures?! N'en déplaise à certains, le vote du peuple était conscient et la dépense publique pour la baisse du prix du billet était claire. Il est hypocrite aujourd'hui de dénoncer la baisse de fréquence en dénonçant la baisse du prix du billet. Il est encore plus hypocrite de refuser 1.8 mio chf aux TPG (un service d'utilité publique, je le rappelle) et être capable de demander 1.2 mia chf pour une traversée de la rade. On ne peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre et le "c.." de la crémière comme on dit, la démocratie n'est pas un package optionnel, il faut aller au bout de la décision populaire (même si elle va à l'encontre de ses idéaux politiques).

Pour ce qui est d'Uber et de son interdiction, nous faisons face aux Mousquetaires du libéralisme économique qui crient au scandale, à la liberté d'entreprendre, au droit à la concurrence qui feraient baisser les prix. Et bien messieurs-dames, malgré le fait que je sois de gauche, j'aimerais vous rappeler qu'une concurrence n'est saine que quand elle se base sur des circonstances de marché égalitaires pour tous les acteurs. Qu'on se le dise, je ne suis pas entièrement pour l'interdiction de ce service, je suis le premier à demander la démocratisation des coûts du taxi à Genève, et enfin je ne suis pas contre la concurrence économique dans l'optique d'une baisse de prix, mais il y a un "mais": la concurrence doit être loyale. Sans défendre les chauffeurs de taxi, nous nous devons de reconnaitre que leurs arguments sur leurs conditions service comparées à celles d'Uber, sont justifiées. Je m'explique; quand on paie une licence de taxi à 80'000 chf, que l'on paie des montants d'assurance élevés pour protéger ses clients, et surtout quand on paie des impôts, on ne peut pas se taire devant un concurrent qui joue sur le même terrain mais qui bénéficie de règles du jeu différentes. Il y a tout d'abord une question de sécurité pour les clients de ces services et il y a une question de traitement égalitaire. La solution existe, elle se situe "entre deux"; soit on trouve un moyen de faire baisser les frais de fonctionnement des taxis via une autonomisation et une non-dépendance aux centrales, soit on oblige Uber à responsabiliser ses chauffeurs via le passage d'un permis de conduire adéquat, le paiement d'assurances pour leurs clients et surtout le paiement d'impôts pour ceux qui en vivent à pleins temps.

Je le répète depuis souvent, la transition énergétique et la rationalisation de la consommation passe par les partages de service et la baisse des prix, je suis le premier défenseur de ce genre de service type Uber, Airbnb ou autre initiative d'économie collaborative à partir du moment où cela se fait sur une base loyale et dans le respect de la loi. C'est le message que j'essaie de faire passer depuis longtemps, avant de penser à une traversée de la rade de 1.2 mia chf, commençons par démocratiser les transports publics (via une baisse du prix et une augmentation des fréquences, notamment à la rive droite où les habitants des communes de périphérie comme Bellevue, Genthod, Collex bossy ou autre, sont souvent délaissés dans les plans des TPG) et baisser le coût des transports alternatifs.

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13/04/2015

Non Monsieur Décaillet, convaincre comme Verts n'est pas une question de lisibilité, c'est plutôt faire 3x plus avec 3x moins de moyens...

Alors que je me réveille tranquillement ce matin en prenant mon café, j'ai failli l'avaler de travers en lisant une incendiaire (intitulée "Illisibles, les Verts ne font plus recette") sur le blog de notre cher ami Pascal Décaillet censée lancer un débat de fond sur la politique verte, ses échecs et ses défis (http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2015/04/12/illisibles-les-verts-ne-font-plus-recette-266286.html). Oui c'est vrai, le week-end dernier, la section zurichoise des Verts a dû faire face à une sacrée défaite avec les pertes de 6 sièges au Grand Conseil zurichois ainsi que la perte du siège de Martin Graf à l’Exécutif, peut-on pour autant juger le travail de ce parti depuis 35 ans et le réduire à l'effet "Fukushima" et à continuer de nous prendre pour les fils de Woodstock voulant faire la guerre au nucléaire "bédo" à la bouche?!

Je ne me suis pas personnellement présenté chez les Verts pour avoir à assumer une image de "roots" aux dreadlocks idéaliste, ayant des idées "illisibles" et devant grappiller les restes de siège que le PS et les Verts Libéraux nous laisseraient. Non Monsieur Décaillet, ce n'est pas une question de lisibilité, et non, le bien-fondé de notre politique n'est pas un "simple effet Fukushima". L’écologie et l’écologie sociale plus en général, celle de Murray Bookchin, Ernst Haeckel et autres pairs, n'est pas une mode optionnelle et opportuniste de "gaucho", c'est une nécessité d'une clarté que seuls les ignorants pourraient contester. Le taux de chômage, le coût de l’énergie, l'évolution des types de cancer, la cherté des transports et l'augmentation de la pauvreté dans notre canton ne sont que quelques exemples qui n'ont pas besoin de chiffre pour démontrer le besoin criant de rationalisation et de limitation de notre consommation et de notre production.

Faut-il rappeler également que Martin Graf, tout comme Michèle Kunzler et son plan TPG, a du faire faire face à un coup médiatique avec l'affaire "Carlos" (du nom d'un jeune délinquant dont les coûts de détention ont été assez élevés en raison d'un profil psychologique particulier) résumant tout son mandat politique à un article type 20min.ch arguant un titre vendeur: "«Carlos» suit des séances de fitness aux Pays-Bas (19'000 francs mensuels pour un délinquant)" (http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/30776093). Faut-il rappeler qu'en ce moment, en Europe, il ne fait pas bon être de gauche et encore moins d'être écologiste (défaite des écologistes en Norvège, en France, en Finlande, il n'y a guère que la Suède qui a survécu). Les votes de gauche ou de centre vont maintenant à la droite voire à l'extrême droite qui tient un discours charmeur aux idées préconçues, irréalistes, mensongères et aux solutions inexistantes (du genre la priorité de l'emploi aux Onésiens ou l'abolition de la péréquation financière communale). Ainsi, il devient facile de punir la gauche pour la moindre erreur (et encore, à voir si Kunzler est entièrement coupable dans un plan de réforme qu'elle n'avait pas décidé, tout comme Graf qui n'a fait qu'appliquer une décision du Tribunal Fédéral) et de voter extrême droite sans en voir le moindre résultat et avoir le moindre recul sur le vrai bilan des magistrats de gauche.

Je suis le premier à critiquer mon propre camp quand il s'agit de se montrer un peu plus agressif et entreprenant dans notre communication et la manière dont on véhicule (sans mauvais jeu de mot) nos idées. Sans refaire tout le programme des Verts, je ne pense pas que les idées suivantes soient illisibles ou irréalisables: la construction et la rénovation des logements du canton pour une densification raisonnable des zones d'habitation, la conversion de la pointe de la Jonction en parc avec une usine Kugler transformée en espace de culture digne de ce nom, l'aboutissement du projet PAV déjà initié par notre magistrat et enfin, une réforme du plan TPG avec trois pôles d'échange: Bel Air-Plainpalais-Cornavin. Il s'agirait aussi du côté des médias de relever avec autant de vigueur les réussites que les erreurs de nos magistrats (en parlant de la gauche en général), j'en veux pour preuve le bilan plus qu’honorable de notre magistrate à la cohésion sociale et la solidarité avec un parlement coupant de plus en plus dans son budget: le maintien d'un EMS à Fort-Barreau, le maintien de deux crèches Crescendo & Edmond Kaiser (malgré le nombre de place en diminution), l'ouverture de deux maisons de quartier, etc.


Comme décrit dans le titre de mon coup de gueule, je ne crois pas que c'est une question de lisibilité, de mode ou autre, c'est tout simplement une question de moyen et de contexte politique. Faut-il rappeler que les Verts ont sans doute un des plus petits budgets de campagne de tout le canton et que leurs idées, aussi ambitieuses soient-elles, ne se vendent pas avec des slogans réducteurs et simplistes affichés sur des autocollants collés aux devantures de magasin. Nous sommes les premiers à faire notre mea culpa, à ne pas entrer dans un dogmatisme politique qui résumerait nos idées à la simple écologie, mais nous sommes fatigués d'être constamment réduits à des options politiques qui ne profiteraient que d'une vague de mode et d’émotion (cf. Fukushima). Notre programme est ambitieux, réaliste et offre surtout une alternative de gauche sérieuse. Il serait temps aussi de dénoncer avec autant de vigueur la droite que la gauche, dénoncer les manipulations fallacieuses des partis d'extrême droite. Qu'on nous juge sur notre bilan et pas sur les articles du 20 minutes nous concernant...

13:02 Publié dans Humeur | Tags : verts, municipales, pascal décaillet | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |