07/12/2015

Je suis un VRAI républicain!!!

A défaut de vouloir donner quelconque crédit à ce nouveau parti de la honte qui n’a de « républicain » que le nom, je m’en réfère à ces compatriotes qui ont déjà voté ou qui n’ont pas encore voté. J’ai envie de vous dire « Lève-toi et marche »! Dimanche prochain, le 13 décembre 2015, vous avez l’occasion de vous faire entendre. Il est vrai que je suis fatigué par ces lendemains d’élections noirs, que j’ai envie d’abandonner les régions au bleu marine afin que les gens subissent et comprennent la dangerosité de leurs choix comme c’est le cas aujourd’hui à Bézier ou à Hénin-Beaumont, mais voilà #JeSuisUnVraiRepublicain…

Être un vrai républicain, c’est savoir se lever quand l’heure est grave, parce que tu sais que Marine n’a que pour programme la peur, la sortie de l’Euro, la haine identitaire et l’enfermement du pays autour d’une ceinture policière et militaire. Être un vrai républicain, c’est te rappeler qu’au lendemain des élections, Marion a tweeté « on a gagner », qu’elle n’a pas su donner un seul exemple de politique sociale régionale à un journaliste qui lui posait la question. Être un vrai républicain, c’est être capable de marquer ton mécontentement par l’abstention c’est vrai, mais c’est aussi savoir reconnaître l’alarme quand elle sonne à ta porte en te disant que tu peux limiter le pire avec un deuxième tour. Alors que de dégoût pour un « gauchiste » comme moi que de devoir voter "Les Républicains". Mais voilà, à choisir entre une région Marine et une région "Union de la droite" (qui inclut l'aile modérée de LR), il faut choisir le moindre mal tout en me disant qu’il y a encore un faible espoir dans la limitation de la casse quand cela est possible.

Ce qui est assez fou à constater, c’est que comme dans d’autres pays au sud de la Méditerranée, le chômage, la peur de la situation sécuritaire et le débat identitaire poussent les votants à choisir la solution parfaitement contraire à ce qu’ils redoutent le plus. La fermeture des frontières, le repli nationaliste et identitaire, l’isolement religieux ou encore le climat de haine et le discours sécuritaire ne font que renforcer le chômage et la stagnation économique (France, Grèce, Autriche, Hongrie, Belgique, Pays-Bas, Tunisie, Egypte, etc. ne sont là que quelques exemples). Ce qui est encore plus fou, c’est de sortir sa calculette dans les régions où le FN est en première ou deuxième position et de constater que si oui, la gauche était capable de se rassembler sous une seule bannière, elle raflerait la mise du poker menteur[1] ;

Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine :

FN : 36.06% vs. UDLD : 28.83% vs. Gauche ; total : 27,99% ; UDG (16.11%) + EELV (6.7%) + FG (3.7%) + EG (1.48%) ;

Auvergne-Rhône-Alpes :

UDLD : 31.73% vs. FN : 25.52% vs. Gauche total : 37.2% ; UDG (23.93%) + EELV et Gauche (6.90%) + PC (5.39%) + EG (1.25%)

Bourgogne-Franche-Comté :

FN : 31.48% vs. UDLD : 24% vs. Gauche total : 35,17% ; UDG (22.99%) + FG (4.62%) + EELV (3.91%) + Eco (2.14%) + EG (1.51%) ;

Centre-Val-de-Loire :

FN : 30.49% vs. UDLD : 26.25% vs. Gauche total : 37.2% ; UDG (24.31%) + EELV (6,60%) + PC (4.59%) + EG (1.70%)

A quand cette troisième voie, à quand l'élévation des gauches unies (comme en Espagne, au Portugal, en Grèce et en Irlande)? Quand allons-nous avoir une union des "vraies gauches" pour une application de leurs politiques qui changeraient le paysage et la réalité française? Il faudra être patient et cela viendra un jour , j'en suis convaincu, mais en attendant...que tu sois de gauche, de centre ou de droite modérée, si tu es un VRAI républicain, tu t’alarmes, tu te réveilles, tu en parles à tout le monde (incluant ton chien, ton voisin que tu ne peux pas supporter, ta tante que tu appelles une fois par an pour les fêtes de fin d’année, ton collègue insupportable, etc.) et tu AGIS. Si tu es abstentionniste, nous avons compris ton message, mais l’heure n’est plus au coup de gueule, il s’agit de sauver la France des cinq années les plus graves et tristes de son histoire. Si tu ne veux pas voir ton pays ressembler aux 11 communes FN de France, il est temps de te lever et de marcher !

Petit rappel : « Un an de mairies FN: quel bilan? »[2] :

  • Police partout
  • Maitrise budgétaire questionnable ; Au Pontet, à Cogolin, et au Luc on augmente le salaire des élus
  • Une politique sociale contrastée ;
    • « on supprime un centre social à Mantes-la-Ville, on stoppe les subventions aux syndicats à Villers-Cotterêts et on ferme une maison associative de soutien scolaire à Beaucaire. »
    • « A Mantes-la-Ville, le périscolaire est devenu payant et on envisage d'interdire la cantine aux enfants de chômeurs. Au Pontet, la gratuité de la cantine pour les plus pauvres a été supprimée. A Villers-Cotterêts, le tarif de la cantine pour les plus pauvres a été revu à la hausse et à Beaucaire, les parents qui ne payent pas la cantine sont signalés aux services sociaux. »
    • « A Fréjus même, les mesures apparaissent particulièrement contradictoires. Les subventions aux associations baissent de 25%, le financement des centres sociaux chute de 67%, et l'un d'entre eux est même fermé »
  • Temps difficile pour l’associatif ;
    • « Les baisses ou suppressions de dotations aux associations ont été constatées dans six villes, parfois de manière drastique: l'enveloppe générale a été diminuée de 22% à Mantes-la-Ville et de 25% à Fréjus. »
  • Le retour des vieux démons ;
    • « Les polémiques liées à l'islam et à une islamophobie supposée des édiles se sont multipliées dans les municipalités FN. En un an, déjà la moitié de ces mairies sont concernées. Dans deux villes, la mairie a tenté de mettre un terme à la mise en place d'une mosquée ou d'une salle de prière: Fréjus et Mantes-la-Ville. A Cogolin, la danse orientale a été proscrite du gala des associations et à Béziers, le Halal a été interdit dans les cantines »

 [1]LeMonde.fr, « Elections régionales 2015 : la progression du FN se nourrit-elle de l’abstention ? » http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/12/07/la...

[2]BFM TV, « Un an de mairies FN: quel bilan? » http://www.bfmtv.com/politique/un-an-de-mairies-fn-quel-r...

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06/07/2015

« Oxi, je suis grec »

« Non, je suis grec », voici les mots qui me sont venus à l’esprit quand j’ai appris avec beaucoup d’émotion le non grec. C’est sûrement la première fois en Europe qu’un peuple choisit par la voie des urnes de renvoyer le dictat de la finance à la maison. J’imaginerais bien Jean-Jacques Rousseau se frotter les mains de là où il est, lui qui prônait déjà (sans utiliser cette terminologie) à son époque le référendum comme arme principale de la dignité et comme outil premier de la démocratie. Ce sentiment de pouvoir se sentir Charly au lendemain des attentats de Paris, se sentir tunisien au lendemain des attentats de Sousse, et bien aujourd’hui, cette solidarité humaine, c’est avec le peuple grec que je la ressens tant j’aimerais que d’autres peuples aient leur courage.

Avant de lire l’édito de Benito Perez dans le Courrier d’aujourd’hui, je ne me rendais pas vraiment compte de la manipulation absolument à vomir à laquelle les Grecs ont dû faire face avant d’aller voter. Fermeture des banques sur ordre de la Banque Centrale Européenne (BCE), menaces de certains patrons sur les salaires de leurs employés en cas de non, sondages tendancieux vers le « oui » sans grand professionnalisme, etc. Et puis alors ce mépris des politiques de droite pour la démarche de Tsipras, crachant sur la démocratie grecque quand un référendum ne les arrange pas à commencer par le clown Nicolas Sarkozy, lui-même directement responsable d’une augmentation de 465 mia. de la dette publique française, de l’appauvrissement général et sûrement à l’origine de la crise de l’emploi à laquelle le pays fait face.Sans titre.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis je suis tombé sur le discours de Jean-Luc Mélenchon lors du Congrès du Parti de Gauche samedi dernier. On peut toujours critiquer l’homme sur la méthode et sur la forme de ces attaques, mais les chiffres et les faits qu’il avance pour décrire le processus d’attaque à mains armées que la Grèce a dû subir lors des négociations pour le remboursement de sa dette sont effarants. Ce dernier affirme avec raison que cette pression sur les Hellènes est principalement dûe au remboursement d’une facture de 1.5 milliards d’euros due au FMI. Cette somme paraît tellement dérisoire quand on sait que l’UE a concédé 42 mia. d’euros à l’Ukraine dans son plan d’influence anti-russe dont 3.4 mia. viennent d’être versés récemment sans grande condition. Pire encore, nous apprenons que la Banque Centrale Européenne aurait racheté grâce à des fonds vautours un peu plus de 1.9 mia. de dette grecque en titres à un prix dérisoire qu'elle retient à titre de réassurance, il aurait donc suffit d’un jeu d’écriture décidé par Bruxelles et sur fondement du Traité de Lisbonne pour que la BCE les vendent au FMI et que la facture en question soit réglée.

C’est bien connu, ni le FMI, ni la BCE ne veulent plier pour faire de la Grèce un exemple, qu’elle finisse comme l’Argentine de Kirchner, l’Islande à l’époque de sa crise bancaire ou encore comme Chypre entre 2012 et 2013. Mais voilà, quel que soient les réformes institutionnelles que la Grèce doit engager (baisse des dépenses militaires, couverture générale de l’imposition, révision de la gestion de certaines professions libérales comme les avocats, les dentistes, etc. etc.), les Grecs nous ont montré la voie, le référendum est saint (quand il est formulé constitutionnellement, MCG et UDC si tu m’entends…) et il est peut-être un nouvel outil pour faire face aux dictats financiers. Ce monstre de la finance, qui n’a souvent qu’un écho et une conception abstraite pour le commun des mortels, est devenu clair aujourd’hui, il a pris la forme du FMI et de la BCE, engageant une politique de remboursement insoutenable, créant, de facto, une pauvreté chronique qui fait de ce « discours de gaucho » (si souvent moqué et décrié par la droite en Europe comme en Suisse), une illustration limpide de sa réalité.

La Grèce a montré la voie, si nous avons bon espoir que l’Espagne puisse renégocier les termes de ses remboursements grâce à Podemos, nous aimerions voir la même chose en Italie, au Portugal, en France et comment ne pas penser à la Tunisie…

Sources :

http://www.lecourrier.ch/node/131144

https://www.youtube.com/watch?v=_-wZnQ0NoPQ

http://blogs.mediapart.fr/blog/renelle/010413/les-chiffre...

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12/05/2015

Carnet de voyage: Le Sénégal en masse au Yémen pour défendre l'Islam et encaisser 108 mia. FCFA (171 mio. CHF)

Carnet de voyage: Genève - Dakar

Alors que j'ai écrit sur les perspectives locales des élections municipales en Ville de Genève, je dois avouer que mon affectation professionnelle à Dakar depuis le mois de mars dernier m'a ouvert quelques pistes de réflexion sur des thèmes qui trouveront sûrement échos dans la Cité de Calvin. En effet, Dakar, comme Genève, représente un centre régional des relations internationales avec la présence de la plupart des agences de l'ONU représentant des bureaux pays comme des bureaux régionaux. Tout comme Genève, Dakar devient un centre de discussions et de négociations politiques importantes portant sur le Mali ou le Sahel et plus spécifiquement sur les questions actuelles de terrorisme frappant l'ensemble de l'Afrique de l'Ouest. Et tout comme à Genève et dans sa région, les médias donnent de plus en plus de place au thème bien sexy de la montée de l'Islam radical et ses répercutions dans la société sénégalaise (en particulier dans les écoles coraniques du pays).

Le Sénégal, ce modèle de développement qui s'est effrité avec le temps

Comme vous l'avez sûrement lu dans différentes sources, le Sénégal est bien connu des analystes politiques africains pour être "le modèle ouest-africain à suivre". De Senghor à l'actuel président Macky Sall en passant par Abdoulaye Wade et enfin Abdou Diouf, le pays était cité régulièrement dans les statistiques pour sa forte progression dans les indices de développement humain (éducation, économie et santé) depuis son indépendance en 1960 jusque dans les années 2010. Et puis le pays de la "teranga" (l'hospitalité en wolof) était également connu pour être un pays musulman modéré appliquant une pratique musulmane atypique liant Coran et syncrétisme; mêlant hadiths et de nombreuses coutumes animistes locales. Mais les années 2000, la fin du règne d'un dirigeant autoritaire mais "éclairé", l'augmentation de l'écart entre riches et pauvres, entre Dakar et les régions rurales du pays, la montée des conflits et des migrants dans la région se traduisent dans un effritement total du développement sénégalais. Tout cela avec le cachet des dirigeants politiques souvent assez âgés et déconnectés des nouvelles réalités de la capitale et de celle des campagnes. Mais voilà qu'en 2012, l'ancien premier ministre de Wade, un certain Macky Sall, se décide à se présenter pour contrer le troisième mandat (jugé inconstitutionnel par les opposants) brigué par le père de l'éducation mais paradoxalement instigateur de la corruption montante dans le pays. Un des symboles préférés des Sénégalais et les faisant sourire pour qualifier la fin du deuxième mandat de Wade est le "Monument de la Renaissance Africaine", énorme statue de bronze de 52 mètres dans le quartier branché de Ouakam représentant un couple et son enfant visant le ciel, commandée à la Corée du Nord et qui aurait coûté quelques 17mia. de francs cfa (presque 27 mio. chf) dont une partie pour les poches de la famille présidentielle de l'époque.

Le Sénégal, son islam sunnite modéré, ses décisions politiques controversées et les pétro-$ pour répondre à la crise sociale

Comme je l'annonçais auparavant et malgré une paix religieuse et politique (exceptions faites de la Casamance, région séparatiste du sud du pays et de la période électorale de 2012 avec 6 morts), ce pays connaît aujourd'hui un changement radical causé par une décision politique qui aura sûrement des conséquences: celle d'envoyer 2100 soldats sénégalais au Yémen afin d'épauler la coalition de 10 pays musulmans. Tout ceci dans l'optique de "protéger la Terre Sainte" contre les véhémences d'une rébellion zaydite chiite appelée « houthiste » ayant renversé le pouvoir de Sanaa mise en place par les pays occidentaux pour instaurer la transition suite à la révolution de 2011. Pourquoi donc se lancer dans un conflit qui est tout sauf religieux dans un pays comme le Yémen qui connaît une crise politique de longue date qui ne regarde que les Yéménites eux-mêmes et qui n'a que peu de choses à voir avec une "menace à La Mecque ou à Médine". Voilà que dans la volée de l'élection de Macky Sall, ce dernier, pour répondre à la montée du chômage dans le pays, à l'inflation et à la crise économique dues aux dépenses pharaoniques du secteur public (décidées par son prédécesseur), instaure le PSE (Plan Sénégal Émergent). Un plan d'investissement colossal censé créer  "un Sénégal émergent en 2035 avec la solidarité sociale et la primauté du droit". Mais avec la dernière visite du Président sénégalais en Arabie Saoudite, les médias locaux se sont rendus compte que le pays de la "Terre Sainte" avait négocié, en échange d'un coup de pouce militaire au Yémen, un investissement de plus de 108 mia de francs cfa (171 mio. chf) touchant le bouclage des finances de l'Etat pour l'année 2015 (25 mia fcfa), le financement d'une route Ndioum-Ourossogui-Bakel (25 mia  fcfa), 13 mia pour la mise en place d'un réseau d'instituts supérieurs professionnels, etc. etc. On pourrait se dire qu'après tout, le combat contre le terrorisme pour le financement du développement humain, quoi de mieux? Oui mais voilà, quand il s'agissait de conflits régionaux menaçants directement le Sénégal, le Président actuel avait préféré ne pas se mouiller (absent de l'offensive africaine menée contre Boko Haram et envoyant seulement quelques 800 soldats pour le Mali). Nous pouvons donc réfléchir sur le bien-fondé d'une telle décision; les droits humains et l’État de droit seulement quand il y a récompense pécuniaire à la clef? Régler le problème des crises économiques en Afrique grâce aux pétro-$ du Moyen Orient et à l’allégeance à leurs politiques anti-terroristes fort doutables? Les exigences de l'ONU, notamment les objectifs du millénaire (traduits en PSE au Sénégal) ne requièrent pas de réalisations immédiates, encore moins au prix de l'intérêt politique et financier de certains pays du Golf. Je me demande si le Sénégal ne va pas perdre des plumes dans cette affaire (notamment des menaces terroristes qui le viseront désormais et des Sénégalais qui risquent de se radicaliser avec de telles décisions), tout ceci pour accélérer coûte que coûte son développement économique?! Les USA, la Chine, et maintenant le Qatar et l'Arabie Saoudite comme gardiens de la lutte anti-terroriste et candidats pour l'usage légitime et international de la force, personnellement, cela ne me rassure pas et je me demande quand est-ce que les pays "responsables" se lèveront pour parler et taper du point sur la table...Cher compatriote Didier B., "à bon entendeur et salut" comme dirait l'autre...


Sources:

- Le Rapport Spécial d’ADH: Le Yémen entre mythes et réalité: http://www.humanrightsagency.com/?p=2665

-  Pourquoi le Sénégal envoie-t-il plus de 2 000 soldats auprès de l'Arabie saoudite ?:

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20150505175632/macky-sall-y-men-arabie-saoudite-arm-e-s-n-galaise-guerre-au-y-men-pourquoi-le-s-n-gal-envoie-t-il-plus-de-2-000-soldats-aupr-s-de-l-arabie-saoudite.html

- Financement du Pse : 108 milliards, le «prix» des 2100 soldats envoyés en Arabie Saoudite?:

http://www.seneweb.com/news/Economie/financement-du-pse-108-milliards-le-laqu_n_154377.html

- The emerging Senegal plan (PSE): http://fr.allafrica.com/infocenter/PSE_2015/


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